Félix de Belloy : « Je veux que Hughes Hubbard devienne rapidement une référence incontestée en droit pénal de l’entreprise et contentieux d’affaires »

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Le Monde du Droit a interviewé Félix de Belloy, nouvel associé des départements « Droit pénal des affaires et Contentieux règlementaire » et « Anticorruption et Enquêtes internes » du cabinet Hughes Hubbard.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Hughes Hubbard ? 

Un coup de foudre professionnel avec Bryan Sillaman, le managing partner de Hughes Hubbard à Paris ! Il cherchait un associé pour développer le pénal des affaires et le contentieux, qui sont des matières à la fois très complémentaires à celles où le bureau parisien excelle (enquêtes internes, lutte contre la corruption, sanctions économiques, lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ), et essentielles à l’identité du cabinet fondé à New-York. De mon côté, je voulais donner une dimension plus internationale à mon activité, et la concentrer davantage sur des dossiers à forts enjeux.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

C’est simple : 17 ans de boutiques en pénal des affaires…  Après une année comme paralegal à Atlanta, j’ai intégré en 2002 le cabinet Beaussier & Associés dont je suis devenu associé en 2006, avant de créer une structure avec Raphaël Gauvain (aujourd’hui député). Antoine Beauquier nous a rejoints en 2009, et nous avons lancé Boken Avocats, qui s’est joliment développé jusqu’en 2019.

Qui vous a le plus influencé votre carrière ?

J’ai eu en quelque sorte un père et un grand frère : le premier, Michel Beaussier, qui par la suite a rejoint White & Case, flamboyant, totalement dévoué à ses clients. Le second, Antoine Beauquier, maître de la synthèse et de la bonne distance aux dossier… Et l’un et l’autre, le sens de l’humour et de l’amitié !

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Mon année de premier secrétaire de la Conférence était extraordinaire. Schizophrénique car, d’un côté, je travaillais pour des grandes banques ou entreprises, et de l’autre j’étais commis d’office pour des gens sans moyens, et accusés de crime. Mais quelle école de la défense pénale : un acquittement aux Assises est un moment inouï. Idem pour une mise en liberté arrachée nuitamment chez le juge des libertés et de la détention (JLD).

Qui conseillez-vous ?

Essentiellement des entreprises et leurs cadres dirigeants, notamment dans des affaires pénales transfrontalières (corruption, fraude fiscale, etc.). Je suis aussi l’avocat de responsables politiques ou économiques, par exemple Edouard Balladur dans l’affaire Karachi ou l’ancien président de la Landsbanki, qui vient d’être relaxé. Enfin, j’ai de nombreux dossiers en contentieux commerciaux pour des sociétés de toutes tailles.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

J’en ai essentiellement un : que Hughes Hubbard Paris devienne rapidement une référence incontestée sur le marché français en droit pénal de l’entreprise et contentieux d’affaires. 

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier) 

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